Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 10:11

Le deuxième et dernier tome de l'Introduction aux Illuminations vient de paraître. Il est disponible sur le site Edilivre et prochainement sur Amazon. 

Je tiens à remercier tous les lecteurs de ma thèse, de l'Introduction et de ce blog dont la fidélité a été un véritable soutien à l'écriture. L'aventure rimbaldienne a été longue et épanouissante. Je la laisse maintenant à d'autres!

 

http://www.edilivre.com/media/catalog/product/cache/1/image/600x800/040ec09b1e35df139433887a97daa66f/i/m/image_22573.jpg

http://www.edilivre.com/catalogsearch/result/?q=julien+salmon

Par julien salmon
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 19:18

http://www.edilivre.com/media/catalog/product/cache/1/image/600x800/040ec09b1e35df139433887a97daa66f/i/m/image_22378.jpg

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/9/3/1/9782047316139.jpg

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/0/6/1/9782047316160.jpg

Par julien salmon
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 19:00

Un être cher est parti. Il laisse évidemment un vide abyssal que le souvenir tente en vain de combler. Des brides de jeunesse, quelques parfums, parfois, des bonds d'humeur dans un temps qui semble remonter au Big bang! Le contact de sa peau, la barbe de ses derniers temps, je ne parle pas même du dernier souffle!

La fin de vie éloigne les êtres, fatalement, rapproche ceux qui restent et donne une force incroyable à la conscience de soi.

 

O cette chaude matinée de février. Le Sud inopportun vint relever nos souvenirs d'indigents absurdes, notre jeune misère.
Henrika avait une jupe de coton à carreau blanc et brun, qui a dû être portée au siècle dernier, un bonnet à rubans, et un foulard de soie. C'était bien plus triste qu'un deuil.


http://www.louvre.fr/media/repository/ressources/sources/illustration/atlas/image_64409_v2_m56577569830684136.jpg

Guillaume Ier COUSTOU
Chevaux retenus par un palefrenier dit Chevaux de Marly
1745



 

Par julien salmon
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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 23:00

Si le silence est beau, s'il est tendre, s'il rassure, s'il laisse le loisir de s'ouvrir à l'abîme que chacun évite consciencieusement (peut-être à juste titre), alors ne s'agit-il pas d'une nécessité que de le chérir, de l'appeler, et de souffrir que sous ses pieds demeure un vide aussi étourdissant qu'un vertige amoureux?

 

J'inventai la couleur des voyelles ! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. - Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges. 

(Délires II - Alchimie du Verbe)

http://www.louvre.fr/media/repository/ressources/sources/illustration/atlas/image_59956_v2_m56577569830623429.jpg

Antoine Augustin dit Auguste PREAULT - 1809 - 1879
Le Silence

Par julien salmon
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 22:34
Partir? Alors qu'un écran tactile offre à peu de frais tous les paysages possibles! Il suffit d'un doigt. Elevé dans l'agilité digitale, l'homme moderne s'obstine et se satisfait. C'est la communication statique! Nous sommes experts sur les conflits orientaux, professionnels sur les bactéries, nous jonglons avec les concepts, les images nous diffusent ce qu'il y a de meilleur dans la connaissance, la surface; de quoi parler en bref. Alors, quand même le mot se délite...
C'est trop beau ! c'est trop beau ! mais c'est nécessaire
- Pour la Pêcheuse et la chanson du Corsaire,
Et aussi puisque les derniers masques crurent
Encore aux fêtes de nuit sur la mer pure ! 
(Bruxelles)
http://photodetour.files.wordpress.com/2010/01/izis_paris_beaubourg1977_thumb.jpg?w=373&h=486
IZIS
http://moniquetdany.typepad.fr/.a/6a00d83451bb4969e20120a94e1f83970b-400wi
IZIS
Par julien salmon
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 23:11

 

 

Les têtes sont courbées. Mais les visages sont paisibles. Nulle tristesse. Un accompagnement. Cette toile est si peu catholique et tellement humaine - vraiment belle et touchante qui rend la vierge lumineuse et "lactescente":

 

Je n'ai point fait le mal. Les jours vont m'être légers, le repentir me sera épargné. Je n'aurai pas eu les tourments de l'âme presque morte au bien, où remonte la lumière sévère comme les cierges funéraires. Le sort du fils de famille, cercueil prématuré couvert de limpides larmes.  (Une Saison en Enfer)

 

 

http://www.enguerrandquarton.com/photos/Pieta%20gd.JPG

Par julien salmon
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 19:47

A quel moment la jeunesse s'évade? A quel moment les rides se creusent? Tout se fait si progressivement, avec une telle fatalité, qu'avant peu, le pauvre voyageur perdu sur les restes d'un songe, se retrouve, papier jauni, ombre à peine discernable sur une vague photographie. Le voyageur n'est pas encore usé. Il n'en est pas loin pourtant. Alors que dire lorsque déjà, dans la Comédie de la soif, l'amertume, l'échec du voyage se fait déjà sentir. 

 

Peut-être un Soir m'attend
Où je boirai tranquille
En quelque vieille Ville,
Et mourrai plus content :
Puisque je suis patient ! 

Si mon mal se résigne,
Si j'ai jamais quelque or,
Choisirai-je le Nord
Ou le Pays des Vignes ?...
- Ah songer est indigne 

Puisque c'est pure perte !
Et si je redeviens
Le voyageur ancien
Jamais l'auberge verte
Ne peut bien m'être ouverte. 

(Comédie de la soif - Pauvre songe)
http://revoluspip.free.fr/Lesarts/IMG/jpg/rimbaud4.jpg

 

Par julien salmon
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 18:31

http://www.linternaute.com/musee/image_musee/540/54210_1109536104/le-souffleur-a-la-lampe---georges-de-la-tour.jpg

Le souffleur à la lampe, De La Tour

 

Le clair-obscur semble assez mal correspondre à Rimbaud dont l'excès et les expériences sont plus colorées, violentes, titanesques. Pourtant, il ne faut pas oublier les premiers pas, les premiers vers, ou la considération que je ne crois pas être ironique de sa mère, la "bouche d'ombre" et que l'on sent poindre tout au long des Etrennes des Orphelins.

Par ailleurs, pour que la pensée murisse, pour que le poète atteigne l'azur noir d'Une Saison en Enfer, il a fallu passer par la définition précise des types de souffrances (les formes de "poisons") dont celle vécue par les enfants mal-aimés, ce soir de Noel. La blancheur y rivalise leur dramatique naïveté. 

 

I

La chambre est pleine d'ombre ; on entend vaguement
De deux enfants le triste et doux chuchotement.
Leur front se penche, encore alourdi par le rêve,
Sous le long rideau blanc qui tremble et se soulève...
- Au dehors les oiseaux se rapprochent frileux ;
Leur aile s'engourdit sous le ton gris des cieux ;
Et la nouvelle Année, à la suite brumeuse,
Laissant traîner les plis de sa robe neigeuse,
Sourit avec des pleurs, et chante en grelottant...

II

Or les petits enfants, sous le rideau flottant, 
Parlent bas comme on fait dans une nuit obscure. 
Ils écoutent, pensifs, comme un lointain murmure... 
Ils tressaillent souvent à la claire voix d'or 
Du timbre matinal, qui frappe et frappe encor 
Son refrain métallique en son globe de verre...
- Puis, la chambre est glacée... on voit traîner à terre, 
Épars autour des lits, des vêtements de deuil 
L'âpre bise d'hiver qui se lamente au seuil 
Souffle dans le logis son haleine morose ! 
On sent, dans tout cela, qu'il manque quelque chose... 
- Il n'est donc point de mère à ces petits enfants, 
De mère au frais sourire, aux regards triomphants ? 
Elle a donc oublié, le soir, seule et penchée, 
D'exciter une flamme à la cendre arrachée, 
D'amonceler sur eux la laine et l'édredon 
Avant de les quitter en leur criant : pardon.
Elle n'a point prévu la froideur matinale,
Ni bien fermé le seuil à la bise hivernale ?...
- Le rêve maternel, c'est le tiède tapis,
C'est le nid cotonneux où les enfants tapis,
Comme de beaux oiseaux que balancent les branches,
Dorment leur doux sommeil plein de visions blanches !...
- Et là, - c'est comme un nid sans plumes, sans chaleur,
Où les petits ont froid, ne dorment pas, ont peur ;
Un nid que doit avoir glacé la bise amère...

III

Votre coeur l'a compris : - ces enfants sont sans mère.
Plus de mère au logis ! - et le père est bien loin !...
- Une vieille servante, alors, en a pris soin.
Les petits sont tout seuls en la maison glacée ;
Orphelins de quatre ans, voilà qu'en leur pensée
S'éveille, par degrés, un souvenir riant...
C'est comme un chapelet qu'on égrène en priant :
- Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quelque songe étrange où l'on voyait joujoux,
Bonbons habillés d'or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
On s'éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux...
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher...
On entrait !... Puis alors les souhaits... en chemise,
Les baisers répétés, et la gaîté permise !

IV

Ah ! c'était si charmant, ces mots dits tant de fois ! 
- Mais comme il est changé, le logis d'autrefois :
Un grand feu pétillait, clair, dans la cheminée,
Toute la vieille chambre était illuminée ;
Et les reflets vermeils, sortis du grand foyer,
Sur les meubles vernis aimaient à tournoyer...
- L'armoire était sans clefs !... sans clefs, la grande armoire !
On regardait souvent sa porte brune et noire...
Sans clefs !... c'était étrange !... on rêvait bien des fois
Aux mystères dormant entre ses flancs de bois,
Et l'on croyait ouïr, au fond de la serrure
Béante, un bruit lointain, vague et joyeux murmure...
- La chambre des parents est bien vide, aujourd'hui
Aucun reflet vermeil sous la porte n'a lui ;
Il n'est point de parents, de foyer, de clefs prises :
Partant, point de baisers, point de douces surprises !
Oh ! que le jour de l'an sera triste pour eux !
- Et, tout pensifs, tandis que de leurs grands yeux bleus,
Silencieusement tombe une larme amère,
Ils murmurent : " Quand donc reviendra notre mère ? "

V

Maintenant, les petits sommeillent tristement :
Vous diriez, à les voir, qu'ils pleurent en dormant,
Tant leurs yeux sont gonflés et leur souffle pénible !
Les tout petits enfants ont le coeur si sensible !
- Mais l'ange des berceaux vient essuyer leurs yeux,
Et dans ce lourd sommeil met un rêve joyeux,
Un rêve si joyeux, que leur lèvre mi-close,
Souriante, semblait murmurer quelque chose...
- Ils rêvent que, penchés sur leur petit bras rond,
Doux geste du réveil, ils avancent le front,
Et leur vague regard tout autour d'eux se pose...
Ils se croient endormis dans un paradis rose...
Au foyer plein d'éclairs chante gaîment le feu...
Par la fenêtre on voit là-bas un beau ciel bleu ;
La nature s'éveille et de rayons s'enivre...
La terre, demi-nue, heureuse de revivre,
A des frissons de joie aux baisers du soleil...
Et dans le vieux logis tout est tiède et vermeil
Les sombres vêtements ne jonchent plus la terre,
La bise sous le seuil a fini par se taire ...
On dirait qu'une fée a passé dans cela ! ...
- Les enfants, tout joyeux, ont jeté deux cris... Là,
Près du lit maternel, sous un beau rayon rose,
Là, sur le grand tapis, resplendit quelque chose...
Ce sont des médaillons argentés, noirs et blancs,
De la nacre et du jais aux reflets scintillants ;
Des petits cadres noirs, des couronnes de verre,
Ayant trois mots gravés en or : " A NOTRE MÈRE ! "

Par julien salmon
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 14:05

horreur des figures et des objets d'ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille.

(Matinée d'ivresse)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/da/Goya_Tio_Paquete.jpg/496px-Goya_Tio_Paquete.jpg

Goya, Tio Paquete, 1820

http://www.expositions-a-paris.fr/wp-content/uploads/2011/04/christ-rembrant.jpg

Rembrandt, Tête du Christ

Par julien salmon
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 12:30

 

Les corps semblent supperposés, la scène teintée d'un gigantisme qui peut laisser songeur, les muscles sont si parfaitement réalistes qu'ils s'enivrent d'académisme.


Ceci étant dit, le spectateur a le sang glacé face à une telle scène.

 

Comment le peintre a-t-il pu, à ce point, caractériser l'absence d'espoir? L'homme voit partir la figure paternelle, ses mains ne parviendront pas à toucher celles d'un vieillard déjà mort.

La belle alliance divine du pinceau de Michel-Ange à la Chapelle Sixtine, se transforme ici en  une bataille perdue d'avance entre la vie et la mort. Dans ce paradis inversé, avec quelle force - force du désespoir, dirait Rimbaud - la mère empoigne le bras d'un fils, d'un "enfant malade". Combien de temps encore tiendra-t-elle à cet arbrisseau du bien et du mal, lui-même si peu encré au sol, qu'anticiper la suite est une évidence. 

Au final, on ne sait de quelle fin il s'agit: la perte de l'hérédité, le paradis à jamais perdu, la mort des croyances, et au final, peut-être, derrière l'académisme, une ironie mordante.

 

 

 

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai. 

Bateau Ivre

 

http://www.bkneuroland.fr/img/museedumonde/lyon/court/courtdeluge1.jpg

Le Déluge, Girodet, 1806

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSoplmSAGo6qS0K5vK8CqManURbF46MGbOwb-3qTKrsFLsJovi4PQ&t=1

Michel Ange, détail, Chap. Sixtine.

Par julien salmon
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 12:35

Oublions quelques dérives - quelques commentaires à propos du Coeur du Pitre. Rimbaud abusé? Rimbaud abusé!

 

La moralité n'est pas sauve : elle colle à la peau des icones littéraires avec une fougue que le temps a tendance à accroître. La moralité est une nouvelle peau que d'autres hommes, peut-être d'horribles travailleurs, décoleront à coup de plume trempée dans la marge, de stylos bics noircissant nerveusement les lignes bien parallèles, obstinément parallèles, des cahiers d'écolier.

 

Son triste coeur bave à la poupe, son coeur est plein de caporal.

L'analyse technique montrerait sans doute qu'à court terme, le jugement moral ne dégagerait que de faibles bénéfices tandis que s'appuyant sur des supports solides il serait à coup sûr une valeur de long terme!

 

Oublions ce qui attache à la simple valeur corporelle, aqueuse, sexuelle, et prenons peut-être à l'image de ces horribles travailleurs, la mine réjouie (...) qu'ouvre un avenir un peu plus radieux, des villes nouvelles sans doute, designée  par la construction géométrique des Ponts, des Villes ou de la fin de l'Adieu. Et fi! de ceux qui disent que tout ceci n'est qu'éphémère (le long terme, ah! le long terme).

 

 

 

(Expo la Commune, Ville de Paris, mai 2011)

Par julien salmon
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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 21:25


Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme, 
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !
Et tout croît, et tout monte !

(Soleil et Chair)

http://www.quaibranly.fr/uploads/pics/masque-zoomorphe-dogon.jpg

Maternité, statue Dogon (expo quai Branly, mai 2011)

Par julien salmon
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 12:19

 

Si les quelques pages qui suivent vous ont intéressées, alors, vous pourrez retrouver l'intégralité des commentaires actualisés ainsi que les textes complets dans le Tome 1, de l'Introduction aux Illuminations. 

http://www.edilivre.com/doc/27070/Introduction-aux-Illuminations-d-Arthur-Rimbaud/Julien-Salmon

 

http://www.edilivre.com/couv/27070/1

Par julien salmon
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 21:58

L’amour vient se heurter à une incapacité. On avance seul. Et cela, le poète ne peut s’y résoudre. Verlaine, poètes parisiens raillés, ami d’enfance un peu benêt, poète londonien, escroc sans envergure sous le soleil des cafés, des armes ou des casseroles, comptoirs improbables sur béquille.

La contradiction est franche, la solitude est aussi détestable que l’amour, bourgeois ou non, ainsi doit-il être réinventé. Bien sûr.

Ainsi soit la prose rimbaldienne qui à l’image de son créateur ne connaît pas le repos parce qu’elle ne peut, intrinsèquement, s’extraire de ce qui la fonde : le rejet de ce qui ne peut pas ne pas être. 


http://www.leparisien.fr/images/2011/01/25/1242597_steen.JPG
 
Jan Steen, Le Contrat de mariage

Par julien salmon - Publié dans : réflexions
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 21:28
Par julien salmon
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